Femme faible de par sa constitution, femme tentatrice, femme fatale, les femmes, depuis des temps très anciens, sont cause de nombreux malheurs. A la veille de la Révolution française, les mentalités n'ont pas beaucoup changé...
Les femmes ne sont pas considérées comme de vrais individus pour les hommes de 1789.
Elles doivent se contenter d'une activité domestique, extérieure à la société civile, et sont donc considérées comme des mères ou ménagères, loin des fonctions sociales que certaines désirent. Cette identification de la femme à la communauté familiale dépouille la femme de son individualité. La femme est le principe spirituel (l'âme) du foyer, l'homme en est le principe juridique. Le cantonnement de la femme à la sphère privée s'accentue lorsque l'homme est reconnu dorénavant, avec la Révolution, comme un sujet autonome, participant directement à la souveraineté politique.
" En vérité, je suis bien ennuyée d'être une femme : il me fallait une autre âme, ou un autre sexe, ou un autre siècle. Je devais naître femme spartiate ou romaine, ou du moins homme français. [...] Mon esprit et mon coeur trouvent de toute part les entraves de l'opinion, les fers des préjugés, et toute ma force s'épuise à secouer vainement mes chaînes. O liberté, idole des âmes fortes, aliment des vertus, tu n'es pour moi qu'un nom !"
Mémoires de Madame Roland - Jeanne-Marie ou Manon Philippon (1754-1793).
Il a fallu attendre 1998 pour qu'un vaste débat très médiatisé sur la parité permette à chacune et chacun de prendre connaissances des vastes disparités qui séparaient les femmes des hommes en matière sociale et politique notamment.
Aujourd'hui, les mouvements de défense des droits (et de respect) des femmes font à nouveau l'objet d'articles et de reportages : le mouvement "ni putes ni soumises" en est un triste exemple pour la République.
En 2003, la France paraît bien en retard, quant à l'égalité entre citoyennes et citoyens, par rapport à d'autres pays d'Europe.
Or, à l'occasion de journaux télévisés d'information, nous avons peu été informés des raisons profondes de ce retard, ou plutôt de ces blocages.
C'est pourquoi nous remettons en ligne en cette année 2003 nos recherches sur cette question de la longue, très longue évolution des droits de la femme au sein de la République Française.
TU TE SENS PLUS QU'UNE SIMPLE FEMME ALORS TU AS TA PLACE ICI !
Les femmes ne sont pas considérées comme de vrais individus pour les hommes de 1789.
Elles doivent se contenter d'une activité domestique, extérieure à la société civile, et sont donc considérées comme des mères ou ménagères, loin des fonctions sociales que certaines désirent. Cette identification de la femme à la communauté familiale dépouille la femme de son individualité. La femme est le principe spirituel (l'âme) du foyer, l'homme en est le principe juridique. Le cantonnement de la femme à la sphère privée s'accentue lorsque l'homme est reconnu dorénavant, avec la Révolution, comme un sujet autonome, participant directement à la souveraineté politique.
" En vérité, je suis bien ennuyée d'être une femme : il me fallait une autre âme, ou un autre sexe, ou un autre siècle. Je devais naître femme spartiate ou romaine, ou du moins homme français. [...] Mon esprit et mon coeur trouvent de toute part les entraves de l'opinion, les fers des préjugés, et toute ma force s'épuise à secouer vainement mes chaînes. O liberté, idole des âmes fortes, aliment des vertus, tu n'es pour moi qu'un nom !"
Mémoires de Madame Roland - Jeanne-Marie ou Manon Philippon (1754-1793).
Il a fallu attendre 1998 pour qu'un vaste débat très médiatisé sur la parité permette à chacune et chacun de prendre connaissances des vastes disparités qui séparaient les femmes des hommes en matière sociale et politique notamment.
Aujourd'hui, les mouvements de défense des droits (et de respect) des femmes font à nouveau l'objet d'articles et de reportages : le mouvement "ni putes ni soumises" en est un triste exemple pour la République.
En 2003, la France paraît bien en retard, quant à l'égalité entre citoyennes et citoyens, par rapport à d'autres pays d'Europe.
Or, à l'occasion de journaux télévisés d'information, nous avons peu été informés des raisons profondes de ce retard, ou plutôt de ces blocages.
C'est pourquoi nous remettons en ligne en cette année 2003 nos recherches sur cette question de la longue, très longue évolution des droits de la femme au sein de la République Française.
TU TE SENS PLUS QU'UNE SIMPLE FEMME ALORS TU AS TA PLACE ICI !